La communication aime le X
X comme Xperience
X comme Xperience
24e lettre de l’alphabet, le X aime les rôles mystérieux. Ses deux barres croisées indiquent tantôt l’interdit, tantôt l’inconnu ou la variable. Bête noire de certains parents face aux écrans, il devient une référence d’excellence à l’École polytechnique, familièrement appelée « l’X ».
Au-delà de l’algèbre et du mystère — plainte contre X, accouchement sous X —, le X nous conduit aujourd’hui vers un autre territoire : l’UX, pour User Experience ou expérience utilisateur.
C’est aussi la lettre choisie en 2023 pour rebaptiser Twitter et remplacer son célèbre oiseau bleu par un logo noir en forme de X…
C'est quoi l'UX ?
L’expérience utilisateur (UX) désigne l’ensemble de ce qu’une personne vit, perçoit et ressent lorsqu’elle interagit avec un produit, un service ou une organisation.
L’UX ne se réduit donc ni au design graphique ni à une jolie interface. Elle englobe notamment l’utilité, la facilité d’usage, l’accessibilité, la crédibilité et la satisfaction ressentie.
Le terme a été popularisé dans les années 1990 par Don Norman. Depuis, l’UX est devenue une discipline à part entière qui place les besoins et les usages des personnes au cœur de la conception.
Pourquoi l’UX est-il un pilier de votre communication ?
L’User Experience fait de l’expérience de l’usager une priorité. L’objectif ? Lui permettre de trouver, comprendre et faire ce qu’il est venu faire sans multiplier les obstacles.
Sur un site, une application ou dans votre écosystème éditorial, chaque détail peut faciliter la rencontre… ou créer un point de friction.
Quelques exemples :
- une attente trop longue, physique ou digitale ;
- un lien cassé ou une page qui peine à charger ;
- une architecture de site dans laquelle on se perd ;
- un formulaire interminable ;
- un bouton dont on ne comprend pas la fonction ;
- un discours lissé, jargonnant ou simplement incompréhensible.
L’UX nous rappelle une règle essentielle : un contenu n’est pas seulement fait pour être lu, mais pour être utilisé.
UX content et UX writing
Un bouton « Valider », un message d’erreur, un titre, une consigne, un menu, une phrase d’introduction : les mots font partie intégrante de l’expérience.
C’est le territoire de l’UX writing et du content design : concevoir des contenus qui aident l’utilisateur à comprendre où il est, ce qu’on lui propose et ce qu’il doit faire ensuite.
Dans cet abécédaire, j’aime pousser cette logique un peu plus loin et parler d’UXC, pour User Experience Content : un contenu pensé non seulement pour transmettre une information, mais pour offrir une expérience de lecture claire, fluide et utile.
Ce n’est pas un nouvel acronyme officiel à apprendre par cœur. C’est ma manière de rappeler que le contenu lui aussi se design.
Mes 10 clés pour un contenu d’expérience
- Connaissez vos publics : identifiez leurs besoins, leurs questions et leur contexte plutôt que de les enfermer dans une simple catégorie générationnelle.
- Offrez un contenu utile et unique : commencez par ce qui répond réellement au besoin.
- Soignez l’orthographe et le style : ils participent à la crédibilité, mais aussi au confort de lecture.
- Utilisez des mots simples et précis : la clarté favorise l’accessibilité.
- Faites respirer vos phrases : courtes lorsque c’est utile, plus longues lorsqu’une idée mérite de se déployer.
- Structurez vos contenus : titres, intertitres et paragraphes créent des repères.
- Vulgarisez sans appauvrir : expliquez les termes techniques et les acronymes lorsque votre lecteur peut ne pas les connaître.
- Allez à l’essentiel rapidement : donnez au lecteur suffisamment d’informations pour comprendre ce qu’il trouvera s’il poursuit.
- Illustrez lorsque l’image apporte réellement quelque chose : elle doit soutenir le message, pas simplement décorer la page.
- Reliez les contenus entre eux : un bon maillage interne aide le lecteur à poursuivre son chemin dans votre univers éditorial.
Alors, UX, SEO et GEO : même combat ?
Pas tout à fait. Mais ils ont un point commun : faciliter l’accès à une information utile.
Le SEO aide un contenu à être trouvé dans les moteurs de recherche. Le GEO cherche notamment à rendre ce contenu suffisamment clair, fiable et identifiable pour qu’il puisse être compris et éventuellement utilisé dans une réponse générative. L’UX, elle, s’intéresse d’abord à ce que vit la personne une fois qu’elle rencontre ce contenu.
C’est ici que le design par blocs devient intéressant : une idée clairement identifiée, un intertitre explicite, une réponse qui ne se cache pas pendant quinze lignes… autant de repères qui facilitent la lecture et rendent aussi le contenu plus facile à comprendre et à extraire.
Mais ne renversons pas les priorités : on ne structure pas un texte en blocs pour faire plaisir à une IA. On le fait d’abord pour que le lecteur ne se perde pas.
SEO, GEO et UX peuvent donc avancer dans la même direction sans devenir synonymes.
Au fond, la meilleure expérience utilisateur est peut-être celle qui se fait oublier : vous avez trouvé ce que vous cherchiez sans avoir à vous demander où cliquer, quoi comprendre ou comment poursuivre.
Envie de transformer vos contenus en une expérience aussi claire qu’utile ? Parlons-en.
