Communiquer c'est écouter et entendre

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E comme Écouter / Entendre

écouter et entendre dans la communication

Communiquer, c’est écouter et entendre

Aborder ces deux mots ensemble s’impose. Pourquoi ? Parce que l’un éclaire l’autre.

Entendre ce n'est pas écouter

Entendre, au sens premier, c’est percevoir un son. Écouter, c’est y prêter attention. Mais en communication, être entendu va plus loin : cela signifie aussi être compris.

Écouter suppose donc une disponibilité. Entendre, au sens où je l’emploie ici, c’est saisir ce que l’autre cherche réellement à nous dire. Une nuance essentielle pour qui veut communiquer !

Écouter ne mobilise pas que nos oreilles

Écouter est une règle essentielle en communication. Mais saviez-vous que l’écoute est bien plus qu’une simple disposition physique ? C’est se rendre disponible, prêter attention à ce que l’on nous dit.

Derrière le « on » se cache un individu, un groupe, un animal, une plante, une intuition… Notre corps aussi a des choses à nous dire ! Il regorge de créativité pour nous envoyer des signaux : mal de tête, accélération du rythme cardiaque, crampe…

L’écoute ne passe pas que par nos oreilles. Elle active l’ensemble de nos sens, notamment les yeux. Pensez au langage non verbal et à ce qu’il nous communique au-delà du verbe !

Entendre : de l’attention à l’intention

Entendre, ici, c’est recevoir les signaux transmis et y déceler autant de messages qui nous invitent à agir ou à réagir. « Écoutez-moi bien et entendez ce que j’ai à vous dire »…

Le mot vient du latin intendere : tendre vers, diriger son attention vers.

Cette tension vers l’autre nous permet de saisir l’intention. Elle souligne notre attention réelle et profonde, une valeur intrinsèque bien plus puissante qu’une simple présence.

À l’heure où l’IA sait produire des contenus à la chaîne, cette qualité d’attention reste profondément humaine : comprendre ce qui est dit, mais aussi ce qui cherche à se dire.

Assurez-vous d’être écouté et… entendu !

La prochaine fois que vous communiquerez, assurez-vous de réunir les moyens d’être à la fois :

  • Écouté : en créant un contexte favorable, un média accessible et un vrai confort d’écoute.
  • Entendu : par le choix des mots justes, votre gestuelle, la reformulation et l’interaction.

Ainsi, vous donnerez toutes les chances à votre message d’être reçu et accueilli.

Mais avant même de communiquer pour vous faire entendre, soyez à l’écoute des véritables besoins de vos différents publics. Le social listening, l’analyse de vos personas, les sondages… sont autant de moyens de vous assurer que vous ne « parlez » pas dans le vide !

La qualité de votre écoute contribue directement à l’impact de votre communication interne comme externe.

Développer l'écoute active

Dans l’interview qu’elle a accordée à Communication Publique, la journaliste Nina Fasciaux fait de l’écoute une véritable compétence :
« Dans notre société, l’écoute est à mon sens un impensé total. Or cela a à voir avec notre capacité à vivre ensemble, à signifier le respect. L’écoute est contre-intuitive, il nous faut l’apprendre et la transmettre. Car ce qui nous empêche d’écouter, c’est avant tout nous-même, et nos présomptions sur ce que pense l’autre. »

Comment ne pas évoquer Carl Rogers et l’écoute active ? Avec Richard Farson, le psychologue humaniste américain a largement contribué à la formaliser dans les années 1950.

Dans l’approche rogérienne, écouter suppose notamment empathie, absence de jugement et authenticité. Et dans la pratique ? Reformuler, questionner, accueillir la parole de l’autre sans préparer sa réponse pendant qu’il parle. Nous savons tous à quel point il n’est pas toujours facile de se détacher de ses préjugés et de libérer son écoute de ses propres pensées.

Alors, la prochaine fois que vous direz à quelqu’un « Je vous écoute », faites-lui la promesse d’une écoute entière et résistez à la tentation de juger ou d’interpréter.