Êtes-vous un néo communicant ?
N comme Néo communication
N’est pas néo qui veut…
Un monde complètement néo !
Plus besoin de néon pour éclairer son enseigne : le néo suffit pour attirer le chaland. Comme ça marche plutôt bien — vive le renouveau ! —, on le retrouve partout.
La dernière fois, dans une néo-conférence, un néo-manager échangeait avec un néo-consultant sur les néo-thérapies. En feuilletant les pages d’un magazine de mode, j’ai appris que le style néo-bourgeois faisait son grand retour !
Les communicants aiment le néo : court et inspirant. Moi, je sature, au point de ne plus soutenir l’équipe néo-zélandaise de rugby et d’avoir revendu Matrix et son héros Néo. C’est vous dire !
Reconnaissons cependant qu’au-delà d’un phénomène de mode, le néo a aussi ses vertus.
Que signifie vraiment néo ?
Le préfixe néo- vient du grec neos, « nouveau ». Il sert à désigner quelque chose de nouveau, de récent ou une forme renouvelée de ce qui existait déjà.
Autrement dit, ajouter « néo » à un mot ne suffit pas à produire de l’innovation.
Être néo, ce n’est pas seulement changer l’étiquette. C’est proposer un regard neuf.
Vive le néo !
Parce que franchement, du nouveau, on a besoin ! Non ?
La crise profonde que nous traversons nous invite à changer : de mode de vie, de rapport à la nature, de manière de consommer, de travailler et d’habiter le monde.
OUI au NEO qui ne se contente pas d’être un préfixe à la mode mais un prérequis au mieux-être de chacun et de tous. Pour que nos sociétés guérissent, rebondissent et se hissent, il va falloir que nous changions notre regard. Un regard Neuf, Enthousiaste, Ouvert. Seul lui nous fera percevoir les émergences qui bousculent, et nous engagera, tous ensemble, dans la voie du véritable changement.
Un néo regard en somme…
Ma définition du néo-communicant
J’appelle néo-communicant celui qui ne considère plus la communication comme le domaine réservé des seuls professionnels de la communication.
Aujourd’hui, chacun peut prendre la parole, publier, commenter, recommander, critiquer et influencer la réputation d’une organisation. Et ce phénomène s’est considérablement accéléré avec les IA génératives
Le néo-communicant, c’est l’agriculteur qui raconte son quotidien sur Instagram, le commercial qui partage son expérience professionnelle, le salarié qui devient ambassadeur de son entreprise grâce à l’employee advocacy ou encore le créateur de contenu qui rassemble sa propre communauté.
Les frontières bougent. Certains individus deviennent de véritables micro-médias, capables de produire, diffuser et commenter l’information sans passer par les médias ou les marques.
La communication n’appartient plus uniquement aux communicants. Et ça, c’est déjà très néo !
Néo-communication et IA
Le néo-communicant n’a pas peur de l’IA. Il garde un œil critique sur elle, ce qui n’est pas pareil ! Oui à l’IA comme assistante ou copilote. Non si elle prend la place du pilote et du décideur.
L’IA générative peut aider à explorer de nouveaux formats, ajuster certaines formulations, chercher des pistes, confronter des idées ou challenger une stratégie éditoriale.
Mais être « néo » ne signifie pas adopter chaque nouvel outil sous prétexte qu’il est nouveau. Le néo-communicant accueille l’innovation, l’expérimente et garde ce qui lui est réellement utile. Il sait aussi lui dire non.
La vraie nouveauté n’est peut-être pas d’utiliser l’IA. C’est de savoir ce que l’on choisit de lui déléguer.
En mettant l’IA à sa juste place, nous gardons le contrôle de notre communication.
Finalement, le néo-communicant cultive peut-être avant tout trois qualités : un regard Neuf, une curiosité Enthousiaste et un esprit Ouvert… mais jamais béat.
