Imaginer, communication et IA
I comme Imaginer
La communication comme destination’
Pourquoi l'imagination est-elle essentielle en communication ?
En communication, imaginer consiste à donner une forme sensible à une idée pour permettre à un public de se la représenter, de la ressentir et, parfois, d’y adhérer.
Accordons donc à la communication le droit à l’embellissement, ce petit brin d’exagération qui donne davantage de saveur au contenu. La communication a besoin d’esthétisme pour s’adresser au cœur. Elle est à la fois fond et design.
Si elle choisit pour alliée l’imagination, ce n’est pas dans l’idée de tromper, mais d’embarquer le public dans une aventure commune.
Rendre « conte » plutôt que rendre compte
Pour bien communiquer, il faut avant tout aimer raconter des histoires. C’est tout l’art du storytelling. La communication opte pour des formes qui inspirent, provoquent et émeuvent : des images captivantes, des mots taillés comme des pierres précieuses, des envolées lyriques ou des voix envoûtantes.
Cet archipel imaginaire dresse peu à peu la carte de votre identité de marque. Contrairement au simple rapport de faits, le récit permet de cultiver son style personnel. Vos futurs clients ne cherchent pas seulement des données ; ils se nourrissent de vos récits et de votre univers avant de s’engager, car vos contenus disent qui vous êtes autant que ce que vous faites.
L'IA va t-elle tuer notre imagnaire ?
Dans notre nouvel écosystème éditorial, l’Intelligence Artificielle générative est capable de produire en quelques instants des images spectaculaires, des histoires, des concepts, des slogans ou des pistes créatives.
Alors, à force de lui demander d’imaginer à notre place, risquons-nous de désapprendre à imaginer ?
La question mérite d’être posée. Les recherches montrent en effet un paradoxe intéressant : l’IA générative peut stimuler la créativité individuelle et aider à faire émerger davantage d’idées. Mais si nous nous appuyons tous sur les mêmes modèles, les mêmes propositions et les mêmes associations, elle peut aussi favoriser une certaine homogénéisation des idées.
Le danger n’est donc peut-être pas que l’IA manque d’imagination. C’est que nous renoncions trop vite à la nôtre.
La machine n’a ni notre histoire, ni notre expérience sensible, ni notre vision du monde, ni notre raison d’être. Elle peut proposer. Combiner. Surprendre même. Mais c’est au communicant de choisir ce qu’il veut raconter, pourquoi il veut le raconter et quelle part de lui-même il souhaite y déposer.
Le défi n’est donc pas d’opposer imagination humaine et intelligence artificielle, mais d’utiliser l’IA sans lui abandonner la direction artistique de notre imaginaire.
Mon imagination, mon IA et l'abécédaire "Communication à la Lettre"
Pour rédiger cet abécédaire, j’ai laissé libre cours à mon imagination en partant de mon expérience.
Je n’ai pas eu recours à l’IA pour identifier mes messages ou trouver mon style. Je ne lui ai pas non plus laissé le choix de mes arguments. Cet abécédaire vient du cœur et n’engage que moi.
Mais l’IA s’est avérée une alliée précieuse pour mieux structurer certains paragraphes, questionner certaines formulations ou identifier des liens possibles entre les mots afin de créer des liens internes. Elle a joué le rôle de passerelle sans jamais prendre le contrôle de MON écriture. Et c’est parce que je l’ai décidé !
L’écriture est pour moi une source de joie à laquelle je ne voudrais renoncer pour rien au monde ! Et tant pis si elle n’est pas parfaite. C’est la mienne .
