Le pouvoir du JE dans la communication

J comme Je

le pouvoir du JE dans la communication

Assumer son JE

JE n’est pas un ennemi. En communication, dire JE c’est prendre la responsabilité de ce que dis. JE m’engage. Important pour soi et pour les autres, qui peuvent alors se situer et exprimer leurs propres idées, émotions ou envies.

JE incarne. Il s’oppose ainsi au ON informe et peureux. Oser le JE c’est ne pas se cacher. Il faut du courage pour exposer ses idées et s’exposer aux critiques ! En marketing de soi, j’apprends à dire JE pour donner de la valeur à ce que je suis, ce que je pense, ce que je veux et ce que je ne veux pas. 

Mais il existe aussi un JE dangereux…

Attention au JE qui fâche !

C’est le JE qui vampirise, cherche à prendre le dessus. Ce JE efface l’autre et se la joue solo. JE écrasant, insupportable de suffisance, il a très peu d’estime pour les autres. Il pense que c’est par lui que tout arrive ! Frappé d’amnésie, il oublie l’équipe sans qui, pourtant, il ne serait rien. L’égo prend le contrôle sur la voie/x principale à sens unique : la sienne.

La prochaine fois que vous utiliserez le JE assurez-vous qu’il ne nuit pas au NOUS et qu’en sortant de l’ombre, c’est aussi l’autre que vous mettrez en lumière.

L’enjeu du JE en personal branding

N’en déplaise à certains, le marketing de soi peut être un terrain de jeu stimulant et efficace. Celui qui communique apprend à libérer son « Je » pour valoriser sa vision du monde tout en respectant les règles d’un écosystème éditorial vivant.

Les contenus incarnés permettent justement d’identifier une voix, un point de vue, une expérience. Ils donnent à celui qui s’exprime la possibilité de ne pas seulement transmettre une information, mais de dire : voilà comment je vois les choses.

À condition, bien sûr, que le JE ne soit pas qu’une posture de plus

L’IA peut-elle dire JE à votre place ?

L’IA générative sait parfaitement écrire à la première personne. Demandez-lui un post LinkedIn « personnel » et elle vous produira sans difficulté des « je pense », « je crois », « j’ai appris » ou « je suis convaincu ».

Mais un JE grammatical n’est pas forcément un JE incarné.

L’IA peut vous aider à structurer une pensée, trouver une formulation ou questionner un argument. Elle ne devrait pas inventer à votre place une expérience que vous n’avez pas vécue, une conviction que vous ne partagez pas ou une émotion que vous n’avez jamais ressentie.

À l’heure où les contenus générés se multiplient, le véritable enjeu du personal branding n’est donc peut-être pas de dire davantage JE, mais de savoir ce qu’il y a réellement derrière ce JE.

Envie de trouver votre JE sans tomber dans le “moi, moi, moi” ?